Dimanche 18 octobre déjà et ma montre affiche 20h56. Kottbusser Tor. Joe le Taxi est au rendez-vous. Nous engueule presque. Qu’est ce qu’on foutait au milieu de la chaussée. “Kurzstrecke Schlesische Strasse Ecke Cuvry Strasse et mets le turbo Joe, bordel, tu crois que Peter va nous attendre pour commencer!”. Joe me regarde l’air mauvais, et fonce pied au plancher dans la Skalitzer. 21h04. Pas un chat devant le Lido. Je cherche vainement du regard aux alentours, Lisa n’est nul part. Je tombe sur sa messagerie. Ca commence bien. Et les gens, ils sont où?! C’est bien ajourd’hui le concert, nan?! Mon badge presse, oublié, on se faufile à l’interieur grâce à Bertrand, toujours prêt à me sauver la vie. Et voilà. En une demi-seconde tout s’éclaircit. La salle est pleine, Peter et son groupe sont sur scéne et Christin me claque la bise. Autrement dit: Une fois de plus je suis en retard et Lisa n’est pas ma binôme pour ce concert. J’envoie Julien en premiére ligne capter la substantifique moëlle du concert en argentique pendant je bois des biéres au bar avec une jolie brune. Elle s’appelle Enola. J’essaye d’en savoir plus sur elle. Elle me glisse un “chut, j’adore le mec qui joue”. Moi aussi j’adore le mec qui joue, et alors? Je me tais et lui aggripe le bras. En attendant mieux. Sur la scéne Peter s’amuse avec ses potes. Qui s’amusent avec les compos de Peter. Qui s’amuse avec sa guitare. Qui fait se trémousser doucement le public (Voilà comment on boucle une boucle). Passage en revue enlevé et trés pop de “Mayday”, calme et mélancolique de ses titres plus anciens. Je profite au passage du solo de sax’ langoureux de “Going where to the tea trees are” pour embrasser la nuque de la jolie brune. Peter se déchaîne sur sa Les Paul et headbang comme Max Cavalera, loin de son image de songwriter suédois introverti. Pas tout à fait encore à l’aise sur le devant de la scéne, il se cache un peu derriére sa méche blonde. Le show touche à sa fin. Peter joue les premiers accords de “The story of the impossible”. Le public se met à siffler la mélodie en coeur, avec lui. Surement le moment du concert le plus intense. Peter sourit et met tout ce qu’il a dans le ventre dans ce dernier morceau. Et c’est beau un Peter Von Poehl débridé. Je tape du pied comme un diable, tout le public semble saisit d’un spasme extatique et d’un besoin irrépressible de taper dans ses mains une derniére fois. encore. et encore. Jusqu’à ce que les lumiéres se rallument. Et que je me rende compte que ma jolie brune avait disparu. à suivre.
BG


jolie captation ! bravo les bloggeurs !